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Le mystère Ghelderode

Du 17 décembre 2008 au 30 avril 2009


Autant ses personnages étaient violents, macabres, irrespectueux, autant Michel de Ghelderode, homme timide et solitaire, était peureux et angoissé. Néanmoins ouvert à l’amitié, il disait aimer les hommes, mais de loin. A peine avait-il quitté la conversation d’un ami, qu’il éprouvait le besoin d’aussitôt lui écrire. Comme en témoigne la correspondance illustrée échangée avec l’artiste bruxellois Jean-Jacques Gaillard, dont l’académie de Saint-Gilles porte aujourd’hui le nom. Dans les accès aux étages de la Maison Autrique, plusieurs de ces lettres sont montrées au public pour la première fois, faisant suite à une série d’estampes rehaussées de crayon rouge, dues elles aussi à Jean-Jacques Gaillard, et illustrant la pièce de Ghelderode Sire Halewyn (1934 – Gallimard 1950).

Toujours au bel étage, à l’office, des études de costumes et quelques marionnettes, les premiers acteurs de ses pièces, rappellent l’importance qu’avait pour le dramaturge ce théâtre populaire.

Dans les deux chambres du second étage, le fonds prêté par la Réserve Précieuse de la bibliothèque de l’ULB et par la Maison des Arts permet de reconstituer l’univers intellectuel du poète, en un « petit musée maniaque », qui vous dirige vers la fin de la visite, notre grenier, lieu des ultimes fantasmes.

Michel de Ghelderode

exposition

Michel de Ghelderode

Adhémar Martens s'est inventé une biographie imaginaire pour sortir du vécu banal de petit fonctionnaire qui était le sien. Dès 1918, il publie ses premiers textes sous le pseudonyme de "Michel de Ghelderode" (du nom d'une localité flamande) qu'il conservera toute sa carrière. Le choix de ce pseudonyme est d'ailleurs révélateur d'une quête d'identité et d'un attachement réel à la Flandre auquel s'ajoute le rejet de son milieu.
A l’administration communale, on l’a déplacé de son guichet vers ce grenier où reposent toutes les affaires terminées de Schaerbeek, les dossiers morts. Et c’est là, non loin de son domicile 71 rue Lefrancq, anarchisant sans être anarchiste, peu sage sans être fou, qu’il a écrit toute son œuvre théâtrale, dans un bureau qui aurait pu ressembler à celui de la Maison Autrique.

Repères biographiques ou bibliographiques

exposition

1898 : le 3 avril, naissance à Ixelles d’Adémar Adolphe Louis Martens. Son père est fonctionnaire aux Archives Générales du Royaume.

1906-1914 : études à l’Institut Saint-Louis de Bruxelles. Sérieux problèmes de santé. Toute sa vie, il sera confronté au spectre de la maladie.

1915-1917 : début d’études (alto) au Conservatoire Royal de Musique.

1918 : adoption du pseudonyme Michel de Ghelderode. Représentation de la première pièce, La mort regarde à la fenêtre.

1923 : entrée en fonction à l’administration communale de Schaerbeek.

1922-1924 : activité intense : nouvelles, pièces pour marionnettes. En 1924, mariage civil avec Jeanne-Françoise Gérard rencontrée à la librairie Lebègue où l’auteur a travaillé comme commis.

1928-1929 : Escurial et Barabbas. Collaboration au VVT (théâtre populaire flamand). Il écrit en français des pièces qui seront traduites en flamand.

1939 : Prix Triennal de littérature. En février, Ghelderode cesse officiellement d’écrire pour le théâtre et retourne aux contes.

1943 : son état de santé s’aggrave.

1945-1946 : à cause de son activité littéraire ininterrompue pendant la guerre, le dramaturge est révoqué par le Conseil communal de Schaerbeek, puis simplement suspendu pour trois mois. L’écrivain se fait pensionner pour maladie.

1947-1949 : le théâtre de Ghelderode est monté à Paris, notamment par Jean-Louis Barrault.

1950-1953 : grand succès dans la capitale française. En 1953, pas moins de sept pièces y sont représentées.

1954 : pour la deuxième fois, il reçoit le Prix Triennal de littérature. Début de la période «internationale» de Ghelderode. Ses pièces sont jouées un peu partout dans le monde.

1962 : le 1er avril, Ghelderode meurt à Schaerbeek.

Archives des expositions

Naissance de la Bande Dessinée

Du 5 novembre 2009 au 25 avril 2010

exposition
La Maison Autrique Revisitée

Du mercredi 29 avril au dimanche 25 octobre 2009

exposition
Le mystère Ghelderode

Du 17 décembre 2008 au 30 avril 2009

exposition
Brussels by Tram

Du 19 avril au 7 décembre 2008.

exposition
La Théorie du Grain de Sable

Du 7 septembre 2007 au 13 avril 2008.

exposition
Marie-Françoise Plissart's Brussels

Du 31 mai au 2 septembre 2007

exposition
Martin Vaughn-James

Du 8 mars au 26 mai 2007

exposition
Le Tailleur du Rêve

Du 13 octobre 2006 au 4 mars 2007

exposition
 
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