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Victo Horta, a lost worldDu 8 avril au 31 décembre 2011 L'exposition consacrée à Victor Horta par la Maison Autrique se propose de voir ou revoir les moments clés d'une œuvre architecturale aujourd'hui disparue. Cette démarche s'inscrit dans ce mouvement de mémoire renaissante de l'Art Nouveau déjà bien marqué en région bruxelloise depuis plusieurs années. On a peine à croire qu'une œuvre architecturale célébrée en son temps, ancienne d'un peu plus d'un siècle et construite avec un savoir-faire magistral dans des matériaux de qualité se soit révélée si fragile. Son histoire pourrait être le thème d'une fable moderne. Biographie
Horta naît à Gand le 6 janvier 1861, voici très exactement 150 ans. Dès l'âge de 12 ans tout son esprit était tourné vers les choses de l'architecture. Jusqu'en 1891 il travaille par intermittence dans les bureaux d'Alphonse Balat (Serres Royales de Laeken) qui lui donne la connaissance du vrai classique. La commande de l'édicule Lambeaux (Parc du Cinquantenaire) en 1889, obtenue grâce à Balat, marque véritablement le début de sa carrière à Bruxelles. Horta a 32 ans lorsque Eugène Autrique et Emile Tassel lui accordent leur confiance et par conséquent la liberté de créer une architecture nouvelle caractérisée par l'abandon des styles et l'application généralisée des matériaux apparents. Les citations en italique sont largement extraites des « Mémoires » de Victor Horta cités par Françoise Aubry dans son livre « Horta ou la passion de l'architecture » (Ludion, Bruxelles 2005) Thématiques
La Maison du PeupleRue Joseph Stevens (Place Emile Vandervelde), Bruxelles Horta voulait construire un palais qui ne serait pas un palais mais une « maison » où l'air et la lumière seraient le luxe si longtemps exclus des taudis ouvriers ; une maison où serait la place de l'administration, d'un café où les consommations seraient en rapport avec les aspirations des dirigeants combattant l'alcoolisme. Des salles de conférence pour élargir l'instruction, et, couronnant le tout, une « immense » salle de réunions pour la politique et les congrès du parti et aussi pour les distractions musicales et théâtrales des membres. (p.95, § 3, l.1)
Anna BochEn 1895, l'artiste peintre et collectionneuse avertie Anna Boch demande à Horta la décoration et la transformation de certaines parties de sa maison, 75 Avenue de la Toison d'Or. Les grands magasins
Avec l'Innovation Rue Neuve, et comme à la Maison du Peuple, Horta conquiert un remarquable équilibre dès la façade, estimant que jamais construction ne reçut plus complète et plus fidèle application de la théorie que la façade doit être la résultante de l'intérieur. (p.124, 3 dernières lignes) Cette façade depuis longtemps camouflée réapparut aux yeux du public lors du tragique incendie de l'Innovation en 1967. Pour les magasins du sculpteur orfèvre Wolfers, Rue d'Arenberg, le programme du bâtiment était complexe. Réaliser le plan en tirant tout le parti artistique et constructif possible, c'était démontrer une compétence et une expérience considérables pour sortir au mieux des intérêts de tous. (p.194, fin du § 1) Horta avait dû livrer un nombre de plans inusités en raison de la complication de la structure métallique qui variât à chaque étage. (p.195, § 2, 3 dernières lignes) Seul survivant des grands magasins bruxellois construits par Horta, les Magasins Waucquez de la Rue des Sables sont devenus le Centre Belge de la Bande Dessinée. Le pavillon du Congo
Elaboré essentiellement en 1898 par Horta pour l'Exposition universelle de Paris en 1900, ce Pavillon du Congo resta à l'état de projet. Hôtel Aubecq520 Avenue Louise, Bruxelles L'Hôtel Aubecq était une des œuvres dont Horta s'enorgueillissait. Jamais client et architecte ne furent plus reconnaissants l'un envers l'autre, jamais non plus famille ne fut mieux d'accord pour aimer la maison et y vivre. (p.120, dernier §)
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